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BARETTE, Douglas. - GAUTHIER, Juliette.

Douglas Barette est né le 3 janvier 1892 sur l'île de Jersey. En 1907, il quitte son île natale afin de travailler dans les postes gaspésiens de la compagnie Alexandre et Lemarquand. </p> <p>À partir de 1914, il travaille dans différents établissements de la compagnie Robin : Paspébiac, Pabos, Rivière-au-Renard, Anse-au-Griffon, Rivière-Saint-Jean, Magpie, Newport et Gascons. </p> <p>Douglas Barette occupe pendant près d'une dizaine d'années le poste de gérant du magasin Robin de Bonaventure (1927-1934, 1942-1944). En 1945, il quitte la compagnie afin d'ouvrir son propre magasin. Douglas Barette opère ce magasin jusqu'à sa retraite, en 1960. </p> <p>En 1941, Douglas Barette se convertit au catholicisme et épouse Juliette Gauthier. Cette dernière s'intéresse vivement à l'histoire et au patrimoine gaspésien. Au cours des années 1950, Juliette Gauthier entreprend un projet de photographies du patrimoine bâti. En 1960, elle inaugure le Musée historique acadien afin de souligner le 200e anniversaire de fondation de Bonaventure. </p> <p>Source: Revue d'histoire de la Gaspésie (1978) et Magazine Gaspésie (2007).

Gaspé Copper Mines. - Mines Gaspé.

LA DÉCOUVERTE </p> </p>En 1909, Alfred Miller de Sunny Bank découvre des roches renfermant du cuivre dans la rivière York. En 1921, il organise une expédition pour trouver la source de ce minerai. Accompagné de ses frères, il remonte la rivière et explore les environs du Lac York. Sur les flancs d'une montagne, aujourd'hui appelée Mont Copper, les frères Miller aperçoivent alors une faible lueur verte révélant la présence du minerai. </p> <p>Dans les années qui suivent, les frères Miller effectuent les travaux requis afin de conserver leurs "claims". Ils ont cependant de la difficulté à trouver des investisseurs. En 1938, la compagnie Noranda se montre intéressée par le gisement. Après avoir effectué des premiers travaux de forage, les opérations sont suspendues pendant la guerre. </p> <p>L'EXPLOITATION DU CUIVRE</p> Une fois le conflit terminé, les travaux reprennent et confirment la présence d'une quantité importante de minerai. Le prix du cuivre étant très élevé, la compagnie donne le feu vert à l'exploitation du gisement. On crée alors la Gaspé Copper mines, une filiale de la compagnie Noranda. </p> <p>En 1951, une firme d'ingénieur est mandatée pour l'élaboration des plans d'aménagement d'une ville entièrement neuve, et ce, en plein coeur du massif gaspésien. Baptisée Murdochville, elle rappelle le nom du président de la compagnie Noranda, James Y. Murdoch. </p> <p>À l'origine, le cuivre est exploité dans des mines souterraines et à ciel ouvert. Une fois extrait, le minerai est concassé et envoyé au concentrateur. Appelé familièrement le "moulin", celui-ci broie et transforme le minerai en une fine poudre. Par la suite, les concentrés de cuivre sont transformés en anodes à l'usine de smeltage (fonderie). Les anodes de cuivre sont camionnées, soit à la gare terminus de Gaspé, soit au quai de Mont-Louis. À Montréal-Est, elles sont finalement raffinées par la Canadian Copper Refiner. </p> <p>Le concentrateur n'étant pas utilisé à pleine capacité, la compagnie Noranda achète du minerais en provenance de Terre-Neuve. Par bateau, le minerai est déchargé au port de Sandy Beach, à Gaspé, et acheminé par camion jusqu'à Murdochville. Avec une capacité de 5 440 tonnes métriques, le concentrateur de Murdochville occupe le second rang à l'échelle canadienne. </p> <p>En 1973, la compagnie construit un deuxième concentrateur et une usine d'acide sulfurique. À ces installations, s'ajoutent des réservoirs de stockage au port de Sandy Beach, à partir duquel est acheminé l'acide sulfurique vers la côte est américaine. </p> <p>LA GRÈVE DE MURDOCHVILLE </p> À partir de 1952, les employés de la Gaspé Copper Mines entament une démarche de reconnaissance syndicale. Ils se heurtent toutefois à l'opposition des dirigeants de la compagnie. En 1957, à la suite du congédiement du président du syndicat, les ouvriers déclenchent une grève. Leur droit de grève n'ayant pas été reconnu, la police provinciale est dépêchée sur les lieux. </p> <p>D'une durée de sept mois, l'événement est marqué par certains actes de violences: dynamitages des installations de la compagnie, menaces, affrontements entre policiers, grévistes et briseurs de grèves. Soulignons que la province de Québec est alors dirigée par Maurice Duplessis, dont le gouvernement n'est guère favorable au syndicalisme.</p> <p>La grève de Murdochville marquera l'histoire du Québec par l'organisation de manifestations d'appuis aux grévistes. Plusieurs personnalités viendront y dénoncer le régime de Duplessis: par exemple, Jean Marchand, Louis Laberge, Michel Chartrand, Pierre Elliot Trudeau, etc. Si la grève n'a pas donné les résultats escomptés par les travailleurs, l'événement aura néanmoins marqué l'histoire du syndicalisme québécois. </p> <p>LA VILLE ET LA RÉGION </p> Avec l'exploitation du cuivre, Murdochville se développe de manière spectaculaire. Située à l'intérieur du territoire, isolée, elle se dote d'une vaste gamme de services qui font l'envie de plusieurs municipalités: golf, centre de ski, hôpital, cinéma, centre récréatif, journal, etc. Au cours des années 1970, sa population atteint près de 5000 personnes. Et c'est sans compter les travailleurs qui effectuent quotidiennement la navette à partir des villages du littoral. </p> <p>À l'échelle régionale, l'exploitation du cuivre de Murdochville par la compagnie Noranda, appuyée par d'importants investissements du gouvernement du Québec, joue un rôle majeur dans l'économie gaspésienne de l'après-guerre. En fournissant des emplois bien rémunérés, elle contribue à freiner l'exode de la population vers les grands centres. </p> <p>LA FERMETURE</p> En 1999, Gaspé Copper mines, devenu Mines Gaspé, suspend la production et ferme la mine. Durant cette période, le prix du cuivre s'effondre et la fonderie enregistre successivement des pertes. En 2002, la compagnie Noranda met définitivement fin à ses activités à Murdochville. </p> <p>En 2003, un comité de relance est mis sur pied afin de relancer l'économie de la ville. Après cinquante années centrées sur l'exploitation minière, l'accent est mis sur les énergies renouvelables et l'écotourisme.

Bureau central d'inspection et de surveillance des caisses populaires du diocèse de Gaspé, 1923-1925 Union régionale des caisses populaires Desjardins du district de Gaspé, 1925-.

Au début des années 1920, on voit apparaître les premiers regroupements régionaux de caisses populaires dans les régions de Trois-Rivières, Québec et Montréal. </p> <p>En 1923, les caisses gaspésiennes créent un "Bureau central d'inspection et de surveillance des caisses populaires du diocèse de Gaspé". L'assemblée de fondation se déroule à la salle publique de Bonaventure. Les délégués de cinq caisses participent à l'événement: Charles A. Forest (Bonaventure), Louis-Philippe Rioux (Saint-Omer), George Frenette (Saint-Jean-L'Évangéliste), Jean-Baptiste Horth (Saint-Godefroi) et Joseph Cavanagh (Saint-Siméon). </p> <p>N'ayant pas atteint le nombre minimal de caisses exigé par la loi, ce premier organisme assume uniquement des fonctions de surveillance et de propagande. En 1925, comptant alors quinze caisses, il est remplacé par "l'Union régionale des caisses populaires Desjardins du district de Gaspé". </p> <p>Les premières années, l'abbé J.-Albert Saint-Laurent, curé de Saint-Jean-L'Évangéliste, joue un rôle central. En 1930, l'Union régionale lui accorde même un droit de veto, conférant ainsi à un seul homme le contrôle de l'institution. Au fil du temps, les laïcs vont toutefois occuper une place grandissante dans l'administration. </p> <p>En 1946, l'Union régionale compte 43 caisses affiliées. </p> <p>(Source: Revue d'histoire de la Gaspésie et Histoire de la Gaspésie)

Banque Nationale de Rivière-au-Renard, 1916-1990.

Selon les registres, la Banque Nationale de Rivière-au-Renard ouvre ses portes en 1916. Son premier gérant, André Plourde, occupera cette fonction pendant plus de soixante ans. </p> <p>La banque s'installe d'abord près de l'église de Rivière-au-Renard. En 1927, à la suite d'un incendie, elle déménage dans une annexe du Château Gaspésien. Après 1950, elle change de local à quelques reprises pour finalement s'installer sur le banc, à proximité de la résidence de monsieur Roger Tremblay. </p> <p>La Banque Nationale de Rivière-au-Renard cesse ses opérations en 1990. </p> <p>(Source: Mario Mimeault et al."Rivière-au-Renard, histoire et patrimoine", Rivière-au-Renard, Groupe Beau Village, 2006, p.76-77)

LELIÈVRE, Guy, créateur.

Guy Lelièvre, né le 20 mars 1952 à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, est le fils d'Albert Lelièvre, préposé à la transformation de produits marins, et de Clodia Lamarre. Il est diplômé en sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal (1977) et membre du Barreau du Québec (1979).</p> <p>Guy Lelièvre travaille comme avocat au Bureau d'aide juridique de Gaspé de 1979 à 1994. Parallèlement, il occupe plusieurs postes au sein d'organismes de la région : secrétaire du conseil d'administration et du comité exécutif de la Coopérative de développement régional de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (1986 à 1988), président du conseil d'administration du groupe Ressource en logement collectif pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine (1987 à 1989), président du Centre polyvalent d'organismes communautaires de Gaspé (1987 à 1989) et président du Comité pour la protection de la santé et de l'environnement de Gaspé (1988 et 1989).</p> <p>Nationaliste et souverainiste convaincu, c'est à partir de 1970 que Guy Lelièvre s'engage dans la politique en participant à des activités du Comité étudiant du Parti Québécois. De 1989 à 1990, il est trésorier et membre de l'exécutif de ce même parti. Durant cette période, Guy Lelièvre est le délégué officiel de la candidate du Parti Québécois du comté de Gaspé, Danielle Doyer. Par la suite, il exerce différentes fonctions au sein de ce parti jusqu'à sa première élection en tant que député de la circonscription de Gaspé en 1994. Il est réélu en 1998, en 2003 et en 2007. Outre ses fonctions de député, Guy Lelièvre occupe le poste d'adjoint parlementaire du ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Il occupe également les fonctions de Secrétaire régional pour la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (1996 à 1998), d'adjoint parlementaire du ministre des Ressources naturelles (1999 à 2002) et d'adjoint de la ministre d'État aux Relations internationales (2002 à 2003).</p> <p>C'est après 14 années de loyaux services en tant que député que Guy Lelièvre décide de quitter la vie politique. Il déclare « J'ai rempli mes quatre mandats avec conviction et détermination, souhaitant les meilleurs résultats pour mes concitoyens et concitoyennes, que je remercie d'ailleurs pour la confiance qu'ils m'ont témoignée durant ces 14 dernières années. Ce fut un privilège de les représenter aux différentes instances gouvernementales et à l'Assemblée nationale du Québec. La population de la circonscription de Gaspé a toujours fait preuve de courage et de volonté et les événements vécus au cours des dernières années ont démontré aux yeux du Québec la volonté et la ténacité qui la caractérisent […] Je suis fier d'avoir fait partie du gouvernement qui a permis le développement de l'éolien en Gaspésie. Si Gaspé a aujourd'hui le vent dans les voiles, c'est qu'un premier ministre du Parti Québécois a osé prendre une décision concernant le développement éolien dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ».</p>

Fruing, William and Company.

William Fruing est né en 1788, à St-Brelade. Selon Firmin Létourneau, il est élevé dans un orphelinat de Londres. Adopté par Charles et Philippe Robin, il déménage en Gaspésie où il s'initie au commerce de la morue. Gravissant un à un les échelons, il occupe bientôt le poste de gérant général de la compagnie Robin. </p> <p>Dans les années 1830, William Fruing se lance en affaires du côté du Nouveau-Brunswick, dans la région de Shippagan. Vers 1850, il épouse la fille unique du propriétaire de la compagnie Janvrin. Il prend la direction des affaires et réorganise l'entreprise sous le nom de "William Fruing and Company". </p> <p>William Fruing évite d'entrer en concurrence avec son ancien employeur, la puissante compagnie Robin, principalement implantée dans la Baie-des-Chaleurs et sur la pointe est. À partir de son siège social de Grande-Grève, il privilégie un secteur en plein développement, la rive nord de la péninsule gaspésienne. Il opère ainsi des postes de pêche et des magasins généraux à Gaspé, Rivière-au-Renard, Saint-Maurice-de-l'Échouerie, Cloridorme, Pointe-Frégate, Grande-Vallée, Rivière-Madeleine et Mont-Louis. </p> <p>À la fin du 19e siècle, William Fruing and Company contrôle la majeure partie du commerce de la morue de la rive nord. En dehors de la région, elle possède des établissements à l'Île d'Anticosti et au Nouveau-Brunswick: Lamèque, Shippagan, Caraquet, Pokemouche et Grande-Anse. Selon John Le Garignon, elle aurait également eu des postes à Blanc-Sablon et Green Island (Terre-Neuve). </p> <p>Au début du vingtième siècle, la compagnie Fruing perd des parts de marché au profit de ses concurrents et connaît des difficultés financières. Le 18 juin 1917, elle est mise en faillite par la Cour de Percé. Au Nouveau-Brunswick, ses postes de pêche sont rachetés par la compagnie Robin, Jones and Whitman. En Gaspésie, la majorité des installations sont vendues à la William Hyman and sons. Pour sa part, le poste de Mont-Louis est récupéré par la compagnie Mullen alors que, plus tard, celui de Rivière-au-Renard sera transformé en hôtel, le Cariboo Inn.

COUTURIER, A. ET FILS, 1936-1971, créateur.

Alphonse Couturier est né à Sainte-Hélène-de-Kamouraska, le 12 février 1885. Son père, Pierre, était propriétaire d'une ferme et commerçant de chevaux. </p> <p>Alphonse Couturier est d'abord employé de la Fraser Company. Il travaille également comme meunier et "millwright", c'est-à-dire dans la construction et la réparation de moulins. </p> <p>En 1909, il lance sa propre entreprise de transformation du bois à Saint-Louis-du-Ha-Ha! Il entre ainsi en concurrence avec la Fraser Company, qui exerce un quasi monopole sur les réserves forestière du Témiscouata. </p> <p>D'autres facteurs auraient également nuit aux activités de son entreprise: crise économique des années 1930, incendies de scieries et conflit juridique avec un contracteur général. Alphonse Couturier se tourne alors vers la région gaspésienne afin de poursuivre sa carrière d'industriel du sciage. </p> <p>En 1936, il explore la limite forestière de la compagnie Marsouin Lumber, le long de la rivière Marsoui. Il fait ensuite construire une petite scierie sur la montagne de l'est. Pour démarrer son entreprise, il reçoit l'appui de la firme J. W. Duncan de Montréal. </p> <p>En 1940, une nouvelle usine est construite près de la rivière. Malheureusement, l'édifice est complètement rasé par un incendie deux ans plus tard. Refusant de céder au découragement, Alphonse Couturier reconstruit la scierie. Par la suite, viennent s'ajouter des écorceurs, servant à la production de copeaux, et une usine de rabotage. L'entreprise comprend finalement un magasin général permettant d'approvisionner la population locale. </p> <p>L'entreprise fabrique de la latte, du bois de fuseau, du bardeau, du bois de chauffage et du "bois à boîtes". Les produits sont écoulés sur les marchés américains, anglais, ontariens et québécois (Montréal, Québec, Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie). </p> <p>La venue de A. Couturier et fils ouvre une période de prospérité pour la municipalité de Marsoui. En 1930, la paroisse compte seulement 131 personnes. La population augmente dans les décennies suivantes pour atteindre un sommet dans les années 1960, soit plus de 700 personnes. </p> <p>En plus de sa carrière d'industriel, Alphonse Couturier occupe plusieurs fonctions au sein de sa communauté: maire de Marsoui (1950-1960), préfet du comté de Gaspé-Nord (1950-1961), président de la commission scolaire (1950-1961) et député de l'Union nationale (1952-1960). </p> <p>En 1967, alors âgé de 82 ans, Alphonse Couturier confie la direction de l'entreprise à son fils Oscar. Cependant, en 1971, l'usine est encore une fois détruite par un incendie. L'entreprise crée alors 529 emplois directs et indirects. Sa valeur est estimée à 2 800 000 dollars. </p> <p>Oscar Couturier construit alors une petite scierie pour écouler le bois déjà coupé en forêt. Après quelques mois, les opérations sont suspendues. Inquiète, la population de Marsoui forme un comité de citoyens afin de relancer l'industrie. Ayant obtenu des garanties d'approvisionnement en bois, une nouvelle société, incoporée sous le nom de "Bobois", est mise sur pied. </p> <p>Oscar Couturier occupe la présidence du conseil d'administration de Bobois. Une nouvelle usine est construite mais son président décède subitement en forêt le 5 février 1973. Avec le décès de son père, le 11 juillet de la même année, c'est véritablement la fin de l'époque des Couturier dans l'industrie forestière à Marsoui. </p>

Fonds Paul Payette

Le promoteur Paul Payette a dirigé plusieurs compagnies pétrolières ayant effectué des forages dans la région de Gaspé durant les années 1940-1950. Selon le Sun Journal, il aurait été impliqué dans une affaire de fraude envers des actionnaires américains.

SOUCY, Chantal, 1954-.

Chantal Soucy est née le 3 juillet 1954 à Nouvelle (Miguasha). Elle a complété un diplôme en Lettres au Cégep de la Gaspésie à Gaspé (1971-1973) ainsi qu'un baccalauréat ès art, comprenant une majeure en Arts et traditions populaires, à l'Université Laval (1973-1976). </p> <p>À l'été 1975, elle a collaboré à la recherche d'objets pour la collection du futur Musée de la Gaspésie, avec le premier directeur de l'institution, M. Tadeusz Chwojka. Elle a ensuite travaillé comme enseignante à La Romaine sur la Côte-Nord (1976-1977) et comme documentaliste et guide-interprète en histoire sur l'île Bonaventure (1978-1979). </p> <p>En 1980, elle est entrée au Musée de la Gaspésie avec le mandat de mettre sur pied un système de catalogage pour les objets historiques et les documents photographiques. Ce projet a été le tremplin d'une succession de projets au sein de l'équipe du musée comme documentaliste, conservateur et adjointe à la rédaction de la revue Gaspésie jusqu'en novembre 1987. Durant cette période, elle a notamment participé à la recherche iconographique de l'ouvrage "Histoire de la Gaspésie" (1981) ainsi qu'à la recherche documentaire et à la gestion des objets des expositions "Un peuple de la mer" (1984) et "Gaspésie, une histoire de mer" (1987). </p> <p>En novembre 1987, Chantal Soucy est engagée par le centre de services de Parcs Canada à Québec comme documentaliste sur les projets de mise en valeur de Grande-Grave au Parc national Forillon. Un an plus tard, elle devient réalisatrice en interprétation, poste qu'elle occupe encore aujourd'hui. </p> <p>Dans le cadre de son travail, elle a travaillé avec différentes équipes à la mise en valeur de l'histoire du Parc national Forillon et du site historique de la Bataille-de-la-Ristigouche: aménagement du centre d'accueil de Penouille; exposition de Fort-Péninsule; îlots d'interprétation du Cap-Gaspé, de l'Anse-Saint-Georges, de la vallée de l'Anse-au-Griffon et bien d'autres. </p> <p>En 1999, elle a coordonné le tournage de la seconde télésérie de "L'Ombre de l'Épervier". Finalement, en 2010, elle a collaboré à la production de l'exposition "Ces Gaspésiens du bout du monde" à la maison Dolbel-Roberts. </p> <p>En choisissant d'aller habiter à Québec, Chantal Soucy "quittait la Gaspésie sans vraiment la quitter" puisqu'elle continue d'y vivre à travers son travail d'ethnologue et de collectionneuse. En 2000, elle a élaboré le nouveau concept d'interprétation du Parc de l'île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. Elle a aussi collaboré à deux ouvrages de Sylvain Rivière, "La mer nourricière" et "La Gaspésie par-devant". </p> <p>Chantal Soucy collectionne aussi "l'art imaginatif gaspésien", notamment des sculptures d'animaux et d'oiseaux réalisées par des artistes gaspésiens tels que Réjean Bernier, Magella Normand, Yvon Côté, Réjean Pipon, Reynald Cullen et François Mercier. Sa collection a été présentée lors de l'exposition "La Promeneuse d'oiseaux et Cie" au Musée Le Chafaud à Percé (2006), au Musée de la mer aux Îles-de-la-Madeleine (2007) et au Musée québécois de la culture populaire à Trois-Rivières (2009-2010).

Legros, Famille

John LeGros serait né à Jersey vers 1840. Vers 1865, il épouse Mary Annie Louisa Alexander. Cette dernière est la fille de James Alexander, un marchand jersiais propriétaire de plusieurs entreprises de pêche, notamment en association avec John LeGresley. </p> <p>John et Mary LeGros auront deux fils, John James et Thomas Alexander. Après leur décès, les enfants sont confiés à Charles Lemarquand, alors propriétaire de la compagnie Alexandre et Lemarquand. À leur majorité, les frères LeGros héritent des établissements de la compagnie à Pointe-Saint-Pierre. De son côté, la famille Lemarquand conserve les établissements de Belle-Anse. </p> <p>John James et Thomas Alexander fondent alors la compagnie "LeGros Brothers". En plus des installations de Pointe-Saint-Pierre, l'entreprise ouvre un magasin et un poste de pêche à Barachois. </p> <p>En 1895, John James épouse Edith Emily LeGresley. Ils auront six enfants: John Arthur, Gladys Muriel, Doris Emily, Sydney, Winnifred et Harold. En 1923, au décès de son père, c'est l'aîné, John Arthur (1897-1976) qui reprend les rênes de l'entreprise familiale à Pointe-Saint-Pierre - l'établissement de Barachois demeurant la propriété de son oncle. </p> <p>Durant le premier quart du 20e siècle, les activités de pêche à la morue connaissent toutefois un déclin important à Pointe-Saint-Pierre. La famille LeGros se concentre alors sur l'opération du magasin général mais, avec le déclin de la population, les affaires périclitent. La plupart des bâtiments de pêche vont disparaître et la grande maison LeGros sera pratiquement abandonnée à partir de la fin des années 1950.</p> <p>En 2007, l'imposante demeure des LeGros devient la propriété de l'organisme Conservation de la nature, qui souhaite procéder à sa mise en valeur.

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