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Papineau, famille Papineau, Louis-Joseph, homme politique Papineau, Louis-Joseph-Amédée

Famille Papineau Samuel Papineau (1670-1737), l'ancêtre des Papineau au Canada, naît à Montigny, en Poitou, près de Bordeaux. Il s'installe au Canada vers la toute fin du 17e siècle. Le 16 juin 1704, il épouse, à la Rivière-des-Prairies, Catherine Quevillon (1686-'), veuve de Guillaume Lacombe. Samuel et Catherine ont neuf enfants, dont Joseph (1719-1785), leur septième enfant, qui épouse, à Montréal, le 17 février 1749, Marie-Josephte Beaudry (1729-1814). De cette dernière union naît Joseph Papineau (1752-1841) qui épouse Marie-Rosalie Cherrier (1756-1832). Parmi leurs descendants les plus connus, citons leurs enfants Louis-Joseph Papineau (1786-1871), Denis-Benjamin Papineau (1789-1854) et leur petit-fils Louis-Joseph-Amédée Papineau (1819-1903). Source : Notice descriptive provenant du fonds P7 Fonds Famille Papineau du Centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Louis-Joseph Papineau : Né à Montréal et baptisé dans la paroisse Notre-Dame, le 7 octobre 1786, fils de Joseph Papineau, arpenteur et notaire, et de Rosalie Cherrier. Il étudia au collège Saint-Raphaël de Montréal à compter de 1796 et au petit séminaire de Québec, de 1802 à 1804. Fit l'apprentissage du droit chez son cousin Denis-Benjamin Viger. Admis au barreau en 1810, exerça sa profession d'avocat de façon intermittente. Pendant la guerre de 1812, servit en qualité d'officier de milice. Acquit de son père la seigneurie de la Petite-Nation en 1817. Élu député de Kent en 1808; appuya le parti canadien. Réélu en 1809 et 1810; appuya le parti canadien. Élu dans Montréal-Ouest en 1814; élu orateur le 21 janvier 1815. Succéda à Pierre-Stanislas Bédard, en 1815, à la tête du parti canadien -qui devint en 1826 le parti patriote. Réélu en 1816, avril 1820 et juillet 1820. Nommé au Conseil exécutif le 28 décembre 1820; y siégea jusqu'au 25 janvier 1823. Se rendit à Londres avec John Neilson pour présenter, le 10 mai 1823, un mémoire contre le projet d'union de 1822 du Haut et du Bas-Canada; fut remplacé comme orateur de la Chambre, le 10 janvier 1823, par Joseph-Rémi Vallières de Saint-Réal. Réélu dans Montréal-Ouest en 1824; élu orateur le 8 janvier 1825. Réélu dans Montréal-Ouest et élu sans opposition dans Surrey en 1827; réélu orateur le 20 novembre 1827 malgré le refus du gouverneur George Ramsay; opta pour la circonscription de Montréal-Ouest le 4 décembre 1828. Réélu dans Montréal-Ouest en 1830. Fit partie du comité qui prépara les Quatre-vingt-douze Résolutions, adoptées par la Chambre le 21 février 1834. Réélu dans Montréal-Ouest et élu dans Montréal en 1834; opta pour Montréal-Ouest le 3 novembre 1835. Prit part à l'organisation du mouvement de protestation des patriotes qui fit suite aux résolutions Russell : entre autres, dirigea le Comité central et permanent du district de Montréal, réorganisé le 15 mai et chargé de coordonner l'action dans toute la province, et composa, avec Edmund Bailey O'Callaghan, le 15 novembre, le Conseil des patriotes. Quitta Montréal après que des mandats d'arrêt eurent été lancés contre lui et les autres chefs patriotes le 16 novembre 1837. À la suite des batailles de Saint-Denis, le 23 novembre, et de Saint-Charles (Saint-Charles-sur-Richelieu), le 25, quitta Saint-Hyacinthe, où il s'était réfugié, et gagna les États-Unis. Ses mandats de député et d'orateur prirent fin le 27 mars 1838, au moment de la suspension de la constitution. Le 8 février 1839, s'embarqua, à New York, pour Paris où il publia, en mai, dans la Revue Progrès, «Histoire de l'insurrection du Canada». Obtint une amnistie complète et revint d'exil en 1845. S'occupa de la mise en valeur de sa seigneurie. Élu député de Saint-Maurice en 1848; fit d'abord partie du groupe canadien-français, mais devint rapidement indépendant de tendance libérale. Défait dans la cité de Montréal en 1851. Élu dans Deux-Montagnes à une élection partielle le 9 juillet 1852; rouge. Ne s'est pas représenté en 1854. Décédé dans son manoir, à Montebello, le 23 septembre 1871, à l'âge de 84 ans et 11 mois. Inhumé dans le caveau de famille, sur son domaine de Montebello, dans la paroisse Notre-Dame-de-Bonsecours, le 28 septembre 1871. Avait épousé dans la paroisse Notre-Dame de Québec, le 29 avril 1818, Julie Bruneau, fille du marchand Pierre Bruneau et de Marie-Anne Robitaille. Frère de Denis-Benjamin Papineau. Neveu d'André Papineau. Grand-père d'Henri Bourassa. Beau-frère de Jean Dessaulles. Oncle de Georges-Casimir Dessaulles. Cousin de Côme-Séraphin Cherrier et de Louis-Michel Viger. Neveu de Benjamin-Hyacinthe-Martin et de Séraphin Cherrier et de Denis Viger. Source : http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/o-p/papilj.htm Louis-Joseph-Amédée Papineau : Né à Montréal, le 26 juillet 1819, Louis-Joseph-Amédée Papineau est le fils aîné de Louis-Joseph Papineau et de Julie Bruneau. Il épouse Mary Eleonor Westcott (1824-1890) en mai 1849 et, en secondes noces, Martha Jane Iona Curren (1872-1949) en avril 1897. Fondateur des Fils de la Liberté, avec André Ouimet et George-Étienne Cartier, il est présent à quelques assemblées dont celle de St-Charles, le 23 octobre 1837, ainsi qu'à la bataille du 6 novembre 1837 qui oppose le Doric Club aux Fils de la Liberté. Par crainte d'être arrêté à la suite de sa participation à la rébellion, Amédée Papineau s'enfuit aux États-Unis où il ira rejoindre son père Saratoga Springs, dans l'État de New York. C'est à cette époque qu'il entreprend ses études en droit. Admis au barreau dès son retour à Montréal en 1843, il est nommé commissaire de recensement et, en juillet 1844, protonotaire de la Cour du Banc de la Reine pour le district judiciaire de Montréal. Il meurt à Montréal le 23 novembre 1903, à l'âge de 84 ans. Source : Notice descriptive provenant du fonds P28 Fonds Famille Papineau du Centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Boston, John, avocat

John Boston est né en Écosse en 1786, décédé à Montréal le 6 mars 1862. Après avoir quitté ses parents en Écosse, vint s'installer à Montréal en juin 1802 et, avec l'aide de son frère aîné, Thomas, il se joignit sans tarder à l'élite des marchands où prédominaient ses compatriotes écossais. En mars 1805, « en vertu d'un contrat d'apprentissage écrit », il entra comme clerc chez David Ross, un membre éminent du barreau montréalais ; après cinq années d'apprentissage assidu et d'examens, il fut admis au Barreau du Bas-Canada et il ouvrit à Montréal une étude qu'il rendit prospère en s'occupant surtout de transactions foncières. Membre fondateur et quelquefois président de la St Andrew's Society de Montréal, du Montreal Curling Club et du Brothers in Law Club, un groupe sélect de 15 avocats montréalais, Boston mit certainement à profit les rapports qu'il entretenait avec ses amis influents. Le 16 novembre 1826, il épousa en secondes noces Margaret Walker, la fille du riche marchand William Walker, et cette union affermit sa situation financière et sociale tout en lui permettant d'étendre le champ de ses intérêts commerciaux. (Sa première femme, Isabella Stewart, qu'il avait épousée le 17 décembre 1814, était décédée le 7 décembre 1821 en lui laissant deux filles.) Par son intelligence, son talent, son travail et ses manières agréables, Boston gagna rapidement le respect de ses collègues et de ses concitoyens. Au cours d'une assemblée publique tenue en janvier 1827, il fut nommé au sein d'un comité de neuf membres qui était chargé de donner des avis sur l'érection de Montréal en municipalité. Officier dans la milice de la ville, il avait le grade de lieutenant en 1821. Il fut directeur de l'Advocates Library de 1833 à 1835 et il reçut le titre de conseiller de la reine en 1838. L'année suivante, il obtint le poste de shérif du district de Montréal, conjointement avec Hughes E. Barron. Il remplit seul cette fonction du mois de mars 1841 jusqu'à la nomination de William Foster Coffin en février 1842, puis de 1851 ' l'année où Coffin démissionna jusqu'à sa mort. En sa qualité de shérif, il recevait un salaire annuel de £857 en 1855 et il disposait d'un compte de dépenses illimité ' certaines années, ce compte atteignit pas moins de £4 231 ' sans parler des honoraires provenant des tâches connexes à son poste. Les années d'élection, par exemple, il devenait ex officio directeur du scrutin dans le district et commissaire chargé de recevoir les déclarations sous serment. En outre de ses fonctions ordinaires, qui comprenaient la supervision d'un adjoint et de deux commis, le shérif devait administrer la prison de Montréal qui se vantait d'accueillir chaque année quelque 1 600 personnes, parmi lesquelles se trouvaient des gens arrêtés simplement pour désordre ou des sans-logis ayant besoin d'un abri pour la nuit. En 1852, Wolfred Nelson, inspecteur des prisons du Bas-Canada, critiqua la façon dont la prison de Montréal était administrée, particulièrement sur le plan financier. Les fournitures étaient souvent payées le double de leur valeur marchande et il y avait « un manque total de compétence dans la gestion ». Toutefois, le responsable de cette situation, selon l'inspecteur, était Thomas McGinn, le geôlier. Cependant, Boston ne négligeait pas les intérêts qu'il avait dans les chemins de fer, les banques et les terrains. Il était actionnaire et administrateur, notamment de la Banque de Montréal, de la Banque d'Épargnes et de Prévoyance de Montréal, de la Compagnie du chemin à rails de Montréal et de Lachine, du chemin à lisses du Saint-Laurent et de l'Atlantique, et du chemin de fer du Grand Tronc du Canada. Il possédait de vastes terrains dans la ville et la région, dont les fiefs et seigneuries de Thwaite et de St James. S'il achetait des terrains surtout pour leur valeur et à cause du prestige qu'ils lui conféraient, il préconisait aussi la réforme de l'agriculture et tenta lui-même des expériences. En 1855, il envoya des échantillons de sa tourbe pressée à l'Exposition de Paris. Reconnu pour son « urbanité », Boston s'intéressait à l'éducation. Il était membre de l'Institut des artisans de Montréal, de l'Association de la bibliothèque de Montréal et de la Société d'histoire naturelle de Montréal. Après avoir été l'un des principaux promoteurs de la Montreal High School, qui fut constituée juridiquement en 1845, il devint le premier président du conseil de l'institution. Lorsque Boston mourut à l'âge de 75 ans, occupant toujours le poste de shérif de Montréal, le Barreau de Montréal décréta un mois de deuil, soulignant son intégrité, son sens de l'hospitalité et son civisme ' qualités qui ne l'empêchaient pas, tel le roi Midas, de transformer en or tout ce qu'il touchait. Source: http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp'BioId=38427&query. (Carman Miller)

Morrin, Joseph, médecin

Joseph Morrin, médecin, né le 19 octobre 1794 dans le comté de Dumfries, Écosse ; il épousa à Québec, le 18 janvier 1817, Catherine Evans qui lui donna six enfants ; décédé à Québec le 24 août 1861. Joseph Morrin avait quatre ans lorsqu'il débarqua à Québec avec ses parents. Il fit ses études primaires et secondaires à l'école dirigée par le révérend Daniel Wilkie. Ses parents le destinaient à la mécanique et, en conséquence, trouvèrent inutile de le laisser poursuivre ses études. Ainsi en 1809, semble-t-il, le jeune homme fut confié à un marchand qui devait l'initier à ce métier: Cependant, Morrin entra presque aussitôt en apprentissage chez le chirurgien James Cockburn, établi depuis quelques années à Québec; ce dernier était aussi, à l'époque, un des rares pharmaciens de la ville. Morrin s'initia très vite à la préparation des médicaments, se familiarisa avec les pansements et seconda le chirurgien durant les opérations. En même temps, il reprit ses études à l'école du soir de Wilkie. À cette époque, la ville de Québec ne possédait ni école de médecine, ni hôpitaux d'enseignement. La dissection anatomique ne pouvait se pratiquer que sur les cadavres des criminels de droit commun. James Cockburn comptait de nombreux clients à Québec et dans les villages voisins. Il avait établi dans la basse ville un hôpital pour les marins et les victimes d'accidents survenus à bord des bateaux. En conséquence, un élève comme Joseph Morrin trouvait chez Cockburn de multiples avantages dont ne jouissaient pas ailleurs les autres étudiants qui en étaient réduits à suivre les cours que lisaient leurs patrons et à s'initier à la dissection anatomique au moyen de planches imprimées et de dessins. En raison de la rareté des médecins militaires à Québec, Morrin, malgré son jeune âge, fut considéré comme suffisamment compétent par les autorités militaires pour accompagner les invalides de la guerre de 1812 à destination de Portsmouth, Angleterre. Il se rendit à Londres et entra immédiatement comme étudiant au London Hospital, alors dirigé par l'un des plus habiles chirurgiens d'Angleterre, sir William Blizard. Morrin fit aussi un court séjour d'études à Édimbourg mais subit un échec aux examens du Royal College of Surgeons. Il n'avait pu, en fait, compléter le programme d'études et la période d'internat requis pour l'obtention d'un diplôme. Peu de temps après son retour au pays en 1814, Morrin fut nommé, à titre temporaire, assistant chirurgien de marine sur les Grands Lacs. Toutefois, quelques mois plus tard, il abandonna ce poste et devint l'assistant de son ancien patron, James Cockburn, à Québec. Admis à la pratique de la médecine le 15 juillet 1815, le docteur Morrin ouvrit, en 1818 ou 1819, son propre bureau dans la basse ville et fonda un hôpital pour marins. Comme sa clientèle augmentait considérablement, il s'associa avec John Musson, alors doyen des chimistes et pharmaciens du Bas-Canada, et s'établit dans la haute ville. Grâce à son talent et à son intérêt pour le bien-être de la collectivité, le docteur Morrin ne tarda pas à devenir un membre éminent du corps médical de la région de Québec. À partir de 1826, il fit partie du personnel médical de l'Hôtel-Dieu de Québec et y demeura pendant de longues années. En 1826 également, il prit une part active à la fondation de la Société médicale de Québec dont il devint le premier président. Le docteur collabora aussi régulièrement au Journal de Médecine de Québec, fondé, en 1826, par François-Xavier Tessier. En 1830, il participa à la fondation de l'hôpital de la Marine érigé pour combattre les effets des épidémies mais dont l'ouverture n'eut lieu qu'en 1834 ; il y 'uvra en compagnie des docteurs James Douglas, Joseph Painchaud et Anthony von Iffland. Durant les épidémies de choléra de 1832 et de 1834, le docteur Morrin se dépensa généreusement en qualité de commissaire du Bureau de santé de Québec. En 1847, alors qu'il était président des commissaires de l'hôpital de la Marine et des Émigrés, le docteur prodigua ses soins avec la même ardeur. Morrin participa au mouvement lancé par certains médecins progressistes qui réclamaient la création d'un collège de médecins et chirurgiens. Ce mouvement, soutenu entre autres par Painchaud, Daniel Arnoldi et Wolfred Nelson, aboutit, en 1847, à la reconnaissance juridique du Collège des médecins et chirurgiens du Bas-Canada. Le nom de Morrin apparut aussi sur la liste des fondateurs de l'école de médecine de Québec qui ouvrit ses portes en 1848 et qui fut intégrée à la faculté de médecine de l'université Laval en 1852. Morrin en fut d'ailleurs le premier président. En 1849, il fut un des directeurs de l'asile de Beauport, après en avoir été un des fondateurs avec James Douglas et Charles-Jacques Frémont en 1845. Il fut aussi médecin de la prison de Québec. Un homme aussi désireux de rendre service et de se dévouer au progrès économique et social de ses concitoyens devait inévitablement 'uvrer dans la politique municipale. À partir de 1836, Joseph Morrin participa à la vie politique de Québec en qualité de juge de paix chargé de l'administration de la ville. De 1840 à 1842, et de 1850 à 1854, il fut échevin du quartier du Palais avant d'être choisi maire par les membres du conseil, en février 1855, pour un mandat d'un an. Il occupa de nouveau ce poste de 1857 à 1858. Il devint, à cette occasion, le premier maire à être élu par les « électeurs qualifiés [...] duement (sic) habiles à élire les membres du conseil », conformément à la loi du 19 juin 1856. Au cours de son premier mandat comme maire, Morrin présida les démonstrations qui marquèrent la visite à Québec de La Capricieuse en 1855. Il tenta d'obtenir un service de navires qui relierait Québec à la Grande-Bretagne et s'efforça, mais en vain, de persuader le gouvernement impérial de reconnaître les droits de Québec au titre de capitale permanente du pays. À ce sujet, il appert, d'après les procès-verbaux du conseil du 14 septembre 1855, que George-Étienne Cartier lui écrivit qu'aucune « branche du secrétariat provincial du département des Terres de la Couronne ne [pouvait] être laissée à Québec lors de la translation du siège du gouvernement » de Québec à Toronto. Sous Morrin, la ville de Québec réorganisa ses services de police et améliora l'éclairage de ses rues et la plupart de ses services administratifs. Le collaborateur le plus efficace du maire Morrin était alors le greffier, l'historien François-Xavier Garneau. Pendant son second mandat, Morrin revendiqua de nouveau « les droits que Québec [possédait] pour devenir capitale du Canada ». Mais les efforts du maire et de son conseil ne donnèrent guère plus de résultats. Toujours défenseur des droits de sa ville, Morrin intervint quand le gouverneur du Canada, revenant de Grande-Bretagne, et en route vers Toronto, omit de s'arrêter à Québec. Sir Edmund Walker Head s'en excusa en alléguant le mauvais état de santé de sa femme. Comme les élections ne semblaient pas être de tout repos à cette époque à Québec, le conseil de ville adopta un règlement assurant « le maintien de la paix en période électorale ». On élargit la rue Saint-Jean et le maire s'efforça de protéger les intérêts de Québec au cours des négociations touchant l'établissement du chemin de fer de la rive nord. Président de la St Andrew's Society de Québec, Morrin en fut l'un des plus fidèles soutiens, et cela durant une trentaine d'années. Ses vastes connaissances médicales, du moins pour l'époque, sa compétence et son dévouement inlassable lui conféraient une telle autorité et une telle considération que l'on ne lui connaissait que très peu de rivaux parmi ses confrères. De nos jours, le nom de Joseph Morrin demeure fort connu à Québec. Il désigne un édifice, le Morrin College, qui abrite depuis juin 1868 la plus ancienne société historique et littéraire de l'empire britannique (la Grande-Bretagne exclue), la Société littéraire et historique de Québec (Literary and Historical Society of Quebec), fondée le 6 janvier 1824. Inauguré en 1862 grâce à une importante contribution financière du docteur, le Morrin College subsista comme institution protestante jusqu'en 1902. Morrin a également attaché son nom à un prix décerné chaque année par l'université Laval, prix attribué pour la première fois le 24 mai 1859. Il s'agissait d'une somme de £500 léguée à la faculté de médecine qui était libre d'en disposer selon les modalités qu'elle décréterait. Source : http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp'BioId=38733&query=morrin (Charles-Marie Boissonnault)

Campbell, Rollo, imprimeur, éditeur et homme politique

Imprimeur, éditeur de journaux, homme politique, né le 18 décembre 1803 à Dunning-Mason, dans le Perthshire, en Écosse, de John Campbel (sic) et de Nelly Smith, décédé le 2 janvier 1871 à Montréal. Au mois de mai 1822, Rollo Campbell quitta Greenock, en Écosse, où il avait appris le métier d'imprimeur dans de petits journaux hebdomadaires, pour venir à Montréal. Le Montreal Gazette fit d'abord appel à ses services comme imprimeur puis le Morning Courier, journal de commerce conservateur qu'il imprima à partir de sa fondation en 1835, jusqu'en 1836 ou 1837. Associé dans l'entreprise de John C. Becket, puis travaillant à son compte, Campbell ne tarda pas à faire de son imprimerie une des plus importantes du genre au Canada. Le siège social de son établissement se trouvait à Montréal ; il possédait des succursales à Toronto et à Québec. Campbell imprima les Sessional papers de 1842 à 1859 et il obtint à maintes reprises les contrats d'impression des Journals of the Legislative Assembly et des rapports d'à peu près tous les services administratifs et agences gouvernementales. Il publia aussi le Weekly Register de 1844 à 1847 et le Colonial Protestant, un journal mensuel, pendant l'année 1848. Outre l'impression de documents gouvernementaux et de journaux, Campbell s'occupait de celle de «livres, brochures, catalogues, cartes, formules de chèques, cartes mortuaires, circulaires, avis de ventes à l'enchère, bordereaux de chemin de fer, bordereaux de navires, programmes, entêtes de factures, affiches et étiquettes». Il garantissait un travail «égalé par peu de gens, surpassé par aucun, et à des prix modérés». L'entreprise de Campbell l'enrichit bientôt suffisamment pour lui permettre l'acquisition d'importants biens immobiliers et la réalisation des ambitions politiques qu'il nourrissait, ambitions assez communes aux imprimeurs de l'époque. Campbell participa à la politique réformiste pendant de nombreuses années et, à partir de 1844, il imprima le journal de Francis Hincks, The Pilot, jusqu'à ce que ce journal possédât son propre atelier d'impression. En 1844, Campbell fonda aussi un journal, The Gazetteer, dont on ne sait rien sinon qu'il cessa de paraître après seulement quelques numéros. Campbell retourna au journalisme en 1849. Le 20 avril de cette année, les propriétaires du Pilot, « complètement ruinés » à la suite d'une condamnation en dommages-intérêts de £500 pour diffamation, vendirent leur entreprise aux enchères. Campbell l'acheta et le parti réformiste de Montréal lui accorda officiellement son appui. Ses convictions politiques, telles qu'il les formulait, étaient fondées sur la réforme, le progrès, l'égalité, l'utilitarisme et la séparation de l'Église et de l'État. « Donnez aux gens toute la liberté dont ils peuvent jouir et faire bon usage », exhortait-il les gouvernants. « Apprenez-leur à s'autogouverner et accroissez leurs pouvoirs à mesure qu'augmente leur capacité de s'en servir à bon escient. » À son atelier de la Place d'Armes, Campbell publiait le Pilot les mardi, jeudi et samedi, et le mercredi il imprimait le Weekly Pilot and Journal of Commerce destiné aux régions éloignées. La révérend John Mockett Cramp, plus tard directeur du Acadia College, était un de ses rédacteurs de même que William Bristow qui publia l'Argus après 1854. Avec de tels adjoints, Campbell pouvait consacrer une partie de son temps à d'autres activités politiques. En mars 1851, il se présenta aux élections municipales de Montréal briguant le siège de conseiller municipal pour le quartier Saint-Laurent. La campagne se fit surtout autour de l'ouverture d'un boulevard en banlieue de Montréal. Campbell et d'autres partisans, dont Jean-Baptiste-Éric Dorion, étaient d'avis qu'une fois les habitants du centre-ville pourvus des services essentiels, « il serait toujours temps de parler de boulevards pour la banlieue aux frais de la ville ». Lors de ces élections mouvementées, Campbell fut défait. Son adversaire, le conservateur Joseph Russell Bronsdon, l'emporta par 124 voix contre 111 bien que, dans la plupart des quartiers, la victoire allât aux réformistes. Campbell fut encore défait en 1852 et en 1853 dans sa lutte contre le maire sortant, Charles Wilson. Mais il remporta le siège de conseiller pour Saint-Laurent en 1852. Il occupa ce poste jusqu'en 1856, alors qu'il fut élu échevin pour Saint-Laurent. Il se retira de la politique municipale l'année suivante, après avoir travaillé activement au sein du conseil. Il désirait s'accorder quelque répit et comptait visiter son pays natal. En 1857, Campbell prononça en Écosse deux conférences, publiées plus tard sous le titre de Two lectures on Canada ; l'auteur y encourageait les émigrants écossais à venir s'établir au Canada. À Montréal, l'imprimerie de Campbell continuait à prospérer mais son journal, le Pilot, naguère instructif et stimulant, commençait à péricliter tout comme le parti réformiste. Il publiait des nouvelles qui relevaient du sensationnel, offrait peu de commentaires politiques et était encombré de réclames commerciales. Au printemps de 1862, des difficultés financières obligèrent Campbell à cesser la publication du Pilot. Le journaliste s'engagea alors dans d'autres champs d'activité. L'annuaire de la ville de Montréal le mentionnait en 1864'1865 comme « contrôleur des contributions directes pour la ville » et en 1865'1866 comme « receveur des douanes ». Il avait auparavant rempli, sans rémunération, la fonction d'adjoint du capitaine de port de la Maison de la Trinité de Montréal. De 1866 à 1867, l'annuaire le désignait de nouveau comme « imprimeur ». À sa mort, en 1871, il laissait sa femme, Elizabeth Steel, de même qu'un fils médecin, Francis Wayland Campbell. Rollo Campbell faisait partie de cette catégorie d'immigrants écossais qui ont réussi et qui se sont intégrés à la solide collectivité protestante de classe moyenne à Montréal. Sa carrière d'homme d'affaires et l'accession de son fils à une profession libérale en sont des caractéristiques. Les postes qu'il occupa dans la vie politique n'avaient rien d'inhabituel puisque la politique municipale recrutait largement ses effectifs dans le milieu social auquel il s'était intégré. La carrière de Campbell se distingue surtout par la publication d'un journal engagé, le Pilot. Mais Campbell fit malheureusement l'acquisition de l'organe du parti réformiste au moment où le parti déclinait et où de nouveaux chefs, de nouveaux problèmes et de nouvelles solutions marquaient la fin d'une période de l'histoire canadienne. Source : http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp'BioId=38998&query=campbell (Elisabeth Nish).

Grant, William, trafiquant de fourrures et marchand Grant, Campion and Company (Société marchande)

William Grant. Trafiquant de fourrures et marchand, né en 1743 à Kirkmichael, Écosse, fils de John Grant et de Genevieve Forbes; le 27 février 1787, il épousa à Trois-Rivières (Québec) Marguerite Fafard, dit Laframboise, et ils eurent cinq enfants ; décédé le 20 novembre 1810 près de William Henry (Sorel, Québec). William Grant, communément surnommé William Grant de Trois-Rivières pour le distinguer de William Grant de Saint-Roch, et d'au moins deux autres personnages du même nom qui furent ses contemporains, appartient à une grande famille dont plusieurs membres furent actifs dans la traite des fourrures pendant les premières décennies du Régime anglais. Il arrive dans la province de Québec peu après la Conquête. En 1767, il habite Montréal où il est déjà un négociant engagé dans la traite des fourrures. Il poursuit sa carrière pendant près de 20 ans, seul ou avec des associés, dans la région située au sud-ouest de Michillimakinac (Mackinaw City, Michigan) et dans celle des lacs Supérieur et Nipigon. Sa vie publique ne paraît pas avoir été importante ; le seul poste qu'il aurait occupé est celui de juge de paix du district de Trois-Rivières en 1792. En 1767, des marchands de Michillimakinac remettent à Grant et à Richard Dobie des propositions concernant la réorganisation de la traite afin qu'elles soient étudiées et acheminées à Londres. Puis plus de trace de l'activité de Grant pendant les dix années suivantes. En 1777, il fournit une caution à Ezekiel Solomons qui expédie un canot de marchandises d'une valeur de £250 à Michillimakinac. En 1778, il obtient, avec Solomons, deux permis de traite pour expédier cinq canots transportant des marchandises évaluées à £1 650 au lac Nipigon et, la même année, il séjourne à Michillimakinac. Avant 1777, il s'était associé à John Grant, gendre de Dobie; le fonctionnement de cette société qui se termine en 1780 demeure inconnu. Pendant les années 1780, Grant poursuit son activité de trafiquant. Il obtient régulièrement des permis et séjourne plusieurs fois dans les pays d'en haut. Il s'intéresse à la région du lac Supérieur, où il envoie un canot et £50 de marchandises en 1780, et à la zone tributaire de Michillimakinac, où il achemine quatre canots et une cargaison d'une valeur de £2 000 en 1781, quatre canots totalisant £3 500 l'année suivante, et cinq canots évalués à £5 000 en 1783. L'année précédente, il s'était lié à Gabriel Cotté pour faire la traite aux postes du lac Nipigon et de la rivière Pic (Ontario). Les associés fournissaient les marchandises à parts égales et partageaient de même les produits de la traite. En 1785, Alexander Shaw, employé de Grant et Cotté, entre dans la société, et les trois hommes divisent également les profits et les pertes. Cette entente semble avoir pris fin en 1786. De 1780 à 1786, Grant agit rarement à titre de caution ; il en fournit une seule en 1782. Il est alors associé à Dobie qui joue un rôle important dans la carrière de Grant pendant ces années. Dobie compte habituellement parmi ceux qui appuient financièrement les expéditions de Grant et il agit comme équipeur des sociétés qu'il a formées avec Cotté ainsi qu'avec Shaw. Après avoir obtenu des permis de traite à destination de Michillimakinac (Mackinac Island, Michigan), Grant équipe quatre canots évalués à £2 800 en 1786, deux canots d'une valeur de £450 en 1787 et un canot estimé à £200 l'année suivante ; il y séjourne au moins en 1786 et en 1790. En même temps, il semble prendre une part plus active au négoce ; il collabore avec Dobie pour fournir l'équipement nécessaire à tout un réseau de trafiquants et, toujours avec lui, il agit comme bailleur de fonds. Cette association non officielle se termine en 1788 au moment où Dobie prend un nouvel associé, Francis Badgley. Cette expérience, de même que ses liens professionnels et amicaux avec Dobie, sera très utile à Grant pendant les dernières années de sa carrière dans la traite des fourrures. En 1791, il forme avec Étienne-Charles Campion, trafiquant de Michillimakinac, et Samuel Gerrard, marchand de Montréal et parent par alliance de Dobie, la Grant, Campion and Company qui va occuper une place très importante dans le commerce au sud-ouest des Grands Lacs et au Témiscamingue. Au sein de cette compagnie, Grant s'occupe du commerce général, Campion de la traite « avec les sauvages dans les pays d'en haut » et Gerrard tient les livres de comptes. Grant et Campion reçoivent chacun trois huitièmes des profits et Gerrard, le dernier quart. La Grant, Campion and Company semble avoir pris en main le réseau de traite équipé antérieurement par Dobie. Elle fournit des objets de traite à divers marchands de Michillimakinac ainsi qu'à des trafiquants de toute la région s'étendant du lac Supérieur au Mississippi. La compagnie s'occupe de l'engagement de voyageurs, paie leurs gages et écoule les fourrures qui lui sont consignées, soit à Montréal ou en Angleterre. La société participe aussi directement à la traite à Michillimakinac, où Campion est très actif, et au Témiscamingue où la société semble posséder un droit exclusif d'exploitation et où son correspondant est Charles Phillips. Au début des années 1790, la Grant, Campion and Company figure parmi les plus importantes sociétés engagées dans le commerce des fourrures au sud-ouest de Grand Portage (près de Grand Portage, Minnesota), de Michillimakinac et de Detroit. Avec la Todd, McGill and Company, la Forsyth, Richardson and Company et Alexander Henry, elle entreprend des négociations avec la North West Company au sujet du partage des zones de traite et, en septembre 1792, les compagnies conviennent de ne pas nuire à leurs intérêts respectifs. On procède alors à un nouveau partage des actions de la North West Company, et la Grant, Campion and Company en reçoit une. Cependant, en novembre 1794, Grant décide de mettre fin à la société au mois de novembre de l'année suivante. Dans une longue lettre à Simon MCTavish, il explique que la situation précaire du commerce des fourrures dans le sud-ouest des Grands Lacs, de même que de violentes douleurs à l'estomac et des problèmes de vision, qui l'empêchent presque d'écrire, font en sorte qu'il se trouve de moins en moins capable de mener ses affaires. Sa crainte que la Grande-Bretagne soit obligée d'abandonner sous peu les postes du Sud-Ouest semble également avoir influencé sa décision. La compagnie est donc dissoute en novembre 1795. Campion meurt peu de temps après et Grant se retire définitivement du commerce des fourrures. Grant s'était aussi intéressé au commerce de gros et de détail de produits importés de Grande-Bretagne. Il exerce d'abord cette activité à Trois-Rivières, où il s'était marié en 1787, avait acquis une propriété en 1788 et avait élevé sa famille. Durant les années où il participa à la Grant, Campion and Company, il avait un associé à Trois-Rivières, James Mackenzie, qu'il approvisionnait en produits importés pour le marché trifluvien; la James Mackenzie and Company est dissoute le 1er octobre 1796. Peu de temps après, Grant prend un nouvel associé, Claude Laframboise, avec lequel il est en affaires jusqu'en 1800 sous le nom de William Grant and Company, à Trois-Rivières, et de Grant and Laframboise, à Montréal. Grant quitte Trois-Rivières et, en 1801, s'installe avec sa famille à Nicolet où habite son beau-frère, Pierre-Michel Cressé, seigneur de l'endroit. Il semble continuer à s'intéresser au commerce et il passe quelques années à William Henry avant sa mort. Il est possible que ces nombreux déplacements résultent de difficultés financières. Il ne semble pas avoir laissé un important patrimoine à ses héritiers : après sa mort, la vente de ses biens ne rapporte que 2 657ª. William Grant s'est mérité une place importante dans les annales du commerce des fourrures au XVIIIe siècle. Il a participé comme trafiquant et comme marchand à la période de prospérité et d'expansion de la région située au sud-ouest des Grands Lacs et il s'est retiré à la veille de la cession des postes aux Américains par la signature du traité Jay en 1794. Il a contribué à la concentration du trafic des fourrures dans cette région et favorisé ainsi la constitution d'une opposition à la North West Company. Source : http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp'BioId=36551&query=grant (Joanne Burgess)

Cartier, Georges-Étienne, Sir

Georges-Étienne Cartier est né à Saint-Antoine-sur-Richelieu (comté de Verchères.) le 6 septembre 1814. Il est le fils de Jacques Cartier (1774-1841) et de Marguerite Paradis. Avocat, homme politique, premier ministre du Canada-Uni; il est connu comme l'un des pères de la Confédération canadienne. Il est admis au barreau en 1835 mais, après sa participation aux rébellions de 1837, il doit s'exiler au Vermont de mai à octobre 1838. Il revient s'établir à Montréal au cours de cette même année. Il milite pour le parti Libéral réformiste et se présente dans Verchères aux élections de 1848. Chef des conservateurs du Bas-Canada, il est Premier ministre avec John-A. MacDonald en 1857-1858 et de 1858 à 1862. Il est l'une des figures dominantes dans la création de la Confédération canadienne en 1867. De 1867 à sa mort, il est ministre fédéral de la Milice et de la Défense. En 1852, Georges-Étienne Cartier a présenté au parlement un projet de loi créant la Compagnie ferroviaire du Grand Tronc. En juillet 1873, soit cinq ans après avoir été fait baronnet du Royaume-Uni par la reine Victoria, il est impliqué dans ce qu'on a appelé le scandale du Pacifique. Il meurt à Londres le 20 mai de la même année. En 1847, il avait épousé Hortense Fabre, fille d'Édouard-Raymond; deux filles étaient nées de cette union : Joséphine et Hortense. Source : http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp'BioId=39006&query=cartier

Côté, Édouard, abbé 1876-1966, créateur.

Édouard Côté est né le 25 février 1876, à Arthabaska. Il est le fils de Théophile Côté, notaire et de Cécile-Adéline Suzor. Il fait ses études classiques au Séminaire de Nicolet et travaille ensuite au Ministère des Postes à Ottawa et à Montréal (1914-1925). Il fait ses études théologiques au Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal. Il est ordonnée prêtre le 29 juin 1929 dans la cathédrale de Montréal par Mgr G. Gauthier. Il est nommé vicaire à Cacouna le 11 juillet 1929. Il fit également du ministère à Dakota en 1930, à la Baie-des-Sables en juillet et août 1930 pour le ministère anglais dans la chapelle de Notre-Dame-de-la-Compassion Aux Boules. Il est ensuite vicaire au Lac-au-Saumon, le 3 septembre 1930. Il fit aussi du ministère dans les diocèses d'Ottawa, de Montréal, à Ogdensburg en Nouvelle-Écosse et à Halifax. Il fut chapelain à l'hôpital de Matane, du 24 mai 1935 jusqu'en 1944. Il se retire à l'Archevêché de Rimouski, d'où il fit du ministère à la prison. À l'été 1951, il se retire au presbytère Saints-Martyrs-canadiens, il y est l'hôte et l'ami de Mgr Alphonse Roux qui est le curé-fondateur de la paroisse. Il s'est toujours employé à faire connaître et à conserver les oeuvres de son frère Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, peintre et sculpteur. Il a veillé également au patrimoine familial. Pour perpétuer la mémoire de son frère et de sa famille il fonde en 1957 le Musée Suzor-Coté, annexé au Musée du Séminaire de Québec. Il décède le 19 janvier 1966 à l'Ermitage de Victoriaville. Il est inhumé dans le lot familial du cimetière Saint-Christophe. Il était le neveu de Mgr P. H. Suzor, ancien vicaire général et curé-fondateur de Saint-Christophe d'Arthabaska. Source : MORIN, A.-Cléophas, Dans la Maison du Père, nécrologie sacerdotale du diocèse de Rimouski, 1867-1967, Rimouski, 1967.

Ducharme, J. Maurice, 1902 - 1968, créateur.

J. Maurice Ducharme est né le 30 juillet 1902 à Victoriaville, fils de Adélaïde Dion et de Zéphirin Ducharme, marbrier de Victoriaville. Il fait des études primaires et complète en 1919 une neuvième année académique au Collège de Victoriaville. Il entre à l'atelier de son père et va parfaire pendant trois ans son apprentissage aux États-Unis, d'où il revient avec une bonne connaissance de l'anglais. Maurice Ducharme prend la succession de son père à la tête de l'entreprise familiale et y restera jusqu'à sa retraite. En tant qu'importateur de pierres et manufacturier de monuments funéraires, Maurice Ducharme parcourt l'ensemble des Bois-Francs et tout le diocèse de Nicolet. Il participe à l'édification de la cathédrale de Nicolet (ambon et balustrade de granit rouge), au choix et à l'installation du maître autel, des autels latéraux et de la balustrade de l'église des Saints-Martyrs-canadiens de Victoriaville et à l'érection du cénotaphe dédié aux Anciens Combattants de Victoriaville. Il s'est aussi intéressé à la construction de l'église Sainte-Thérèse de Drummondville. En 1928, Maurice Ducharme épouse Fortunate Tanguay avec qui il a sept enfants, cinq garçons et deux filles. Vers cette époque, il joint les rangs des Chevaliers de Colombs et devient tour à tour Grand Chevalier et député de district. Il occupa le poste de trésorier de la Chambre de Commerce de Victoriaville pendant plusieurs années et fut un membre actif du Club Richelieu. À la suite de la construction du nouveau Collège des frères du Sacré-Coeur en 1942, une amicale des anciens élèves est fondée et Maurice Ducharme sera président-fondateur de la Fédération des Amicales du Collège et présidera aux célébrations du cinquantenaire du Collège de Victoriaville. À sa demande, il fut fait membre honoraire du mess des officiers du Manège militaire. Le 1er février 1945. il est élu maire de Victoriaville, poste qu'il occupe pendant deux ans. Durant cette période, le conseil municipal approuve la vente d'un terrain sur lequel s'installera la future usine Lactantia, l'annexion du territoire appartenant à la Coopérative d'habitation de Sainte-Victoire, l'engagement du premier directeur des Services municipaux, la création d'un poste d'inspecteur des bâtiments et le début des discussions concernant l'entrée en vigueur de l'évaluation foncière scientifique. En 1948, Maurice Ducharme contribuera à l'élection du candidat du parti de l'Union Nationale dans le comté d'Arthabaska, et futur ministre d'État, M. Wilfrid Labbé. Il se retire de la politique active en 1960 au moment de l'élection du parti Libéral. Maurice Ducharme est décédé à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska le 4 novembre 1968. À la suite du décès de sa première épouse en janvier 1958, il s'était remarié à Jeannine Badeaux en décembre 1959. Source : Pierre Ducharme, janvier 2003.

Fonds Manoir Fraser

Construit en 1830, le Manoir Fraser a été la résidence du Seigneur de Rivière-du-Loup pendant de nombreuses années. C'est en 1834, que le Seigneur Alexandre Fraser va habiter le manoir avec sa famille. Après son décès, c 'est son fils Édouard qui l'habite de 1856 à 1874. À la mort d'Édouard Fraser, c'est au tour de son frère William à en faire son lieu de résidence. Puis, nous verrons Alice Fraser et Marie-Thérèse Fraser, l'épouse du juge Louis-Philippe Lizotte habiter le Manoir. En 1988, la Société d'histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup demande au Ministère des affaires culturelles l'attribution du statut de monument historique. Suite à des études historiques et une évaluation patrimoniale, le Ministère accorde le statut de bien culturel en 1991. Depuis 1991, plusieurs restaurations ont été exécutées sur le bâtiment, ainsi que le réaménagement des jardins du Manoir.

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