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Notice d'autorité

Conseil des femmes de Montréal

  • Collectivité

Association féminine et féministe, The Montreal Council of Women (MCW) / Conseil des femmes de Montréal (CFM) est créé le 30 novembre 1893 par Lady Ishbel Aberdeen, épouse du gouverneur général du Canada. Sa première présidente fut Lady Drummond (1851-1942), épouse du président de la banque de Montréal, George Drummond. Ce conseil local rassemble diverses associations de Montréal, féminines ou non, dans le but de faciliter les contacts entre celles-ci par son intermédiaire. En outre les associations membres conservent leur autonomie interne quant aux buts que chacune poursuit, mais elles se prononcent ensemble sur les questions qui intéressent le MCW/CFM. Cette fédération sert alors de liaison entre ces sociétés et des personnes réunies pour mener des actions conjointes et aide à l'accomplissement de tout travail d'intérêt commun. De plus elle est affiliée au National Council of Women of Canada (NCWC), ou Conseil national des femmes du Canada (CNFC), ce qui renforce son caractère anglo-protestant, et à travers le NCWC/CNFC à l'International Council of Women (ICW), ou Conseil international des femmes (CIF). Ainsi le MCW/CFM entretient des relations avec de multiples associations, d'importance locale, provinciale, nationale et même internationale. Cette fédération, l'un des premiers groupes féministes au Québec, a pour but d'améliorer la société en général, avec un intérêt particulier pour les femmes et les enfants. Ainsi dès ses débuts, deux orientations se dessinent. Coexistent un féminisme social et un féminisme revendicatif qui s'attache principalement à la conquête des droits civils et politiques de la femme. De plus, dès sa fondation, le MCW/CFM annonce qu'il est «une fédération non-partisane et non-sectarienne d'associations représentant des citoyennes de toutes professions, langues, origines ethniques et culturelles». Ainsi, sans distinction quant à la race, la religion et l'opinion politique de ses membres, il regroupe dès ses débuts aussi bien des anglophones que des francophones, des protestantes que des catholiques. Cependant ces femmes viennent de la bourgeoisie aisée et sont principalement anglophones. Les francophones sont essentiellement dans l'Association à titre individuel. Parmi ces féministes, se trouvent Caroline Béique, Carrie Derick, Marie Lacoste Gérin-Lajoie, Joséphine Marchand-Dandurand, Elizabeth Monk, Grace Ritchie England, Marie Thibaudeau et, plus tard, Thérèse Casgrain. La plupart des femmes qui jouent alors un rôle important au sein du MCW/CFM bénéficient souvent d'une influence sociale considérable grâce à leur famille ou à leur statut professionnel (médecin, professeure, journaliste, juriste). Cependant l'Église catholique voit d'un mauvais oeil l'implication des Canadiennes françaises au sein de cette Association. Encouragées par le clergé, celles-ci fondent en 1907 la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, réplique du MCW/CFM. Toutefois elles resteront en contact et travailleront ensemble pour de nombreuses causes, notamment pour promouvoir les droits de la femme dans la province de Québec. Le MCW/CFM s'est penché sur de nombreux problèmes d'intérêt public, principalement au niveau local, provincial mais aussi sur des questions nationales et internationales. Il fait ainsi des recherches et accumule de l'information afin de prendre des décisions et agir par lui-même ou par des suggestions, recommandations et même par pression envers le «responsable», que ce soit une autorité publique ou non. Cette fédération est composée de plusieurs comités qui sont chargés d'étudier des sujets particuliers. Ces comités peuvent avoir une existence permanente (Standing Committee), recouvrant principalement les domaines de l'éducation, la santé publique, la législation, le travail, l'organisation sociale..., ou bien être créés pour une période déterminée ou pour étudier une question plus spécifique (Special Committee). À côté de ces comités d'étude, des organes centraux prennent les décisions et dirigent l'organisme. Ainsi le «Nominating Committee» gère les affaires liées aux élections au sein du MCW/CFM et le comité exécutif administre les affaires courantes. Cependant les prises de décisions sur les actions à mener ou sur l'organisation de l'association sont réservées aux assemblées générales et annuelles, auxquelles toutes les sociétés affiliées participent. En outre, il n'y a pas d'échelon intermédiaire entre le MCW/CFM et le NCWC. Ainsi, le MCW/CFM n'a pas seulement un rayon d'action local mais aussi il agit au niveau de la province de Québec. D'ailleurs, le 15 mars 1950, l'association prend le nom de Montreal Council of Women à la place de Local Council of Women of Montreal

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