Fonds 2001.0008.FD - Fonds Anne Claire Poirier

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Fonds Anne Claire Poirier

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CA QUEBEC 2001.0008.FD

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  • 1962 - 1998 (Creation)

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Biographical history

L'ACPAV est née le 18 janvier 1971 à l'initiative de onze cinéastes, dans « le but de faciliter et de promouvoir la conception et la production de films de court et de long métrage et autres oeuvres audiovisuelles par des jeunes artistes québécois ». L'association fourni une aide technique et administrative à plusieurs cinéastes indépendants dont Alain Chartrand, Roger Frappier, André Forcier et Jean-guy Noël. En 1972, Mireille Dansereau y tourne "La vie rêvée", le premier long métrage de fiction réalisé par une femme dans l'industrie privée au Québec. À partir de 1973, la formule de gestion coopérative est redéfinie : « L'ACPAV est un groupe de cinéastes et d'artisans qui se donnent ensemble les moyens de production afin d'organiser, produire, distribuer, mettre en marché toute production audiovisuelle pour ses membres et pour d'autres et considèrent le cinéma comme une industrie, un lieu de production culturelle et un moyen de communication de masse. » L'ACPAV rompt ainsi avec l'idée d'être une maison de service et adhère à l'Association des producteurs de films du Québec (A.P.F.Q.). L'ACPAV se différencie des autres maison de production parce qu'elle ne vise pas le profit. Elle doit néanmoins s'autofinancer et les artisans de la coopérative investissent une partie de leur salaire, à perte ou en différé, pour la production d'une oeuvre. Sa position déjà précaire au sein de l'A.P.F.Q. se détériore en 1976, alors qu'elle s'en dissocie pour appuyer les techniciens du CSN dans leur négociation avec les producteurs. Au début des années 80, l'ACPAV organise des ateliers de scénarisation et, plus tard, de direction d'acteurs. Au cours de cette décennie, la coopérative s'oriente vers le long métrage, quelques films sortis en salle commerciale redorent son image, et à partir de la fin des années 80, elle parvient à produire des longs métrages dont les budgets se rapprochent des standards de l'industrie. Dans les années 90, l'ACPAV retourne au court métrage et au film documentaire en plus de continuer sa production de longs métrages. L'ACPAV est aujourd'hui toujours en activité et poursuit encore ses mêmes objectifs. Bibliographie : « L'Association coopérative de productions audio-visuelles. Première décade », "Copie Zéro", Cinémathèque québécoise, No 8 (1981), 46p. COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel (sous la direction de), "Le dictionnaire du cinéma québécois", Les éditions du Boréal, Montréal, 1999.

Name of creator

Biographical history

Anne-Claire Poirier est née à Saint-Hyacinthe en 1932. Après une licence en droit et des études au Conservatoire d'art dramatique, elle entre à Radio-Canada où elle est tour à tour comédienne, animatrice et scripte. En 1960, elle passe à l'ONF où elle est affectée au service des versions. Elle devient adjointe au montage et à la réalisation, puis monteuse, notamment pour "Jour après jour" (1962). En 1963, elle réalise "30 minutes, Mr. Plummer". C'est un documentaire sur l'acteur Christopher Plummer tourné dans le cadre du Festival de théâtre de Straford. L'année suivante, elle enchaîne avec "La fin des étés", une fiction écrite en collaboration avec Hubert Aquin. Par son côté littéraire et son parti pris pour l'analyse psychologique, le film se distingue de l'ensemble du cinéma québécois de l'époque. En 1965, elle revient à ses préoccupations théâtrales avec "les Ludions", un film sur l'École nationale de théâtre. Son premier long métrage, "De mère en fille" (1967), donne le coup d'envoi du cinéma féministe au Québec. Réflexion sur la grossesse et, plus largement, sur la maternité, "De mère en fille" inscrit clairement le cinéma de Poirier comme étant parfaitement synchrone avec les revendications des femmes du Québec. Débouché logique de ce premier long métrage, le texte "En tant que femmes nous-mêmes" est soumis à l'ONF par Poirier et Jeanne Morazain le 29 mars 1971. Elles y manifestent, pour la première fois, le désir des femmes de coordonner un programme de films, ce qui se concrétisera à l'ONF avec la création de « En tant que femmes ». À l'intérieur de ce programme, Poirier devient productrice, notamment de "J'me marie, je me marie pas" (1973), "Souris, tu m'inquiètes" (1973) et "Les filles, c'est pas pareil" (1974). En 1976 et 1977, elle participe à la production de neuf films, parmi lesquels on compte "Raison d'être" (1977). De retour à la réalisation, elle signe "Les filles du Roy" (1974), sur l'histoire de la servitude des femmes au Québec. Dans ce film composite apparaissent les cassures, les brisures de rythme et la distanciation qui font la marque de Poirier. "Le temps de l'avant" (1975), est produit, par Poirier, dans le cadre de « En tant que femmes ». Ce film aborde la question de l'avortement à travers l'histoire d'une famille de milieu populaire. "Dans Mourir à tue-tête" (1979), Poirier se penche sur la question du viol. Plus linéaire, "La quarantaine" (1982), raconte les difficiles retrouvailles d'un groupe d'amis d'enfance arrivés à la quarantaine. Après avoir travaillé plusieurs années à un projet centré sur l'amitié entre deux femmes, "Les instants privilégiés", elle tourne un téléfilm intitulé "Salut Victor" (1988), où elle aborde l'amitié entre deux hommes. Puis, elle souligne le cinquantenaire de l'ONF en préparant un film de montage où elle témoigne de l'évolution de l'image de la femme dans les films produits par l'organisme, "Il y a longtemps que je t'aime" (1989). En 1997, la cinéaste signe "Tu as crié LET ME GO", troublante réflexion documentaire entourant la mort violente de sa fille, jeune toxicomane assassinée en 1995. Ce film remporte plusieurs prix, dont celui du meilleur long métrage québécois décerné par l'AQCC. Elle quitte l'ONF en 1997. L'écriture de Poirier s'inscrit à la fois dans une perspective féministe large et dans la meilleure lignée du cinéma d'intervention, comme en témoigne la réussite de "Mourir à tue-tête". En 1988, le gouvernement du Québec lui décerne le prix Albert-Tessier. Bibliographie : COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel (sous la direction de), "Le dictionnaire du cinéma québécois", Les éditions du Boréal, Montréal, 1999.

Custodial history

Anne Claire Poirier a donné ses archives en 1989, 1990, 1997 et 1998.

Scope and content

Le fonds est constitué de plusieurs documents de travail qui informent sur les activités de la donatrice comme réalisatrice, monteuse, productrice et scénariste. En plus, il témoigne de ses orientations, de ses réflexions et de son engagement social. On trouve des documents relatifs aux films suivants : "Jour après jour" (Clément Perron, 1962), "De mère en fille" (1967), « En tant que femmes » (1971), "Les filles du Roy" (1974), "Le temps de l'avant" (1975), "Mourir à tue-tête" (1979), "La quarantaine" (1982), "Salut Victor" (1988), "Tu as crié LET ME GO" (1997). On retrouve plusieurs versions de certains scénarios ; ces différentes versions montrent toutes les étapes que certains films ont franchi. On trouve également des documents de recherche, de production, de promotion, d'exploitation, de distribution, des projets non réalisés, de la correspondance professionnelle et personnelle, des photographies et des coupures de presse. Ce fonds permet donc de connaître tous les aspects du travail relatif aux œuvres filmiques auxquelles Anne Claire Poirier a participé.

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Inventaire raisonné établi par l'archiviste. Disponible à la Médiathèque Guy L. Coté.

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RDAQ-286-2001_0008_FD

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Dates of creation, revision and deletion

2015-03-30

Language of description

  • French

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