Fonds 1999.0242.FD - Fonds Arthur Lamothe

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Fonds Arthur Lamothe

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CA QUEBEC 1999.0242.FD

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  • 1955 - 1993 (Creation)

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19,5m de documents textuels et iconographiques.

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Name of creator

Biographical history

L'ACPAV est née le 18 janvier 1971 à l'initiative de onze cinéastes, dans « le but de faciliter et de promouvoir la conception et la production de films de court et de long métrage et autres oeuvres audiovisuelles par des jeunes artistes québécois ». L'association fourni une aide technique et administrative à plusieurs cinéastes indépendants dont Alain Chartrand, Roger Frappier, André Forcier et Jean-guy Noël. En 1972, Mireille Dansereau y tourne "La vie rêvée", le premier long métrage de fiction réalisé par une femme dans l'industrie privée au Québec. À partir de 1973, la formule de gestion coopérative est redéfinie : « L'ACPAV est un groupe de cinéastes et d'artisans qui se donnent ensemble les moyens de production afin d'organiser, produire, distribuer, mettre en marché toute production audiovisuelle pour ses membres et pour d'autres et considèrent le cinéma comme une industrie, un lieu de production culturelle et un moyen de communication de masse. » L'ACPAV rompt ainsi avec l'idée d'être une maison de service et adhère à l'Association des producteurs de films du Québec (A.P.F.Q.). L'ACPAV se différencie des autres maison de production parce qu'elle ne vise pas le profit. Elle doit néanmoins s'autofinancer et les artisans de la coopérative investissent une partie de leur salaire, à perte ou en différé, pour la production d'une oeuvre. Sa position déjà précaire au sein de l'A.P.F.Q. se détériore en 1976, alors qu'elle s'en dissocie pour appuyer les techniciens du CSN dans leur négociation avec les producteurs. Au début des années 80, l'ACPAV organise des ateliers de scénarisation et, plus tard, de direction d'acteurs. Au cours de cette décennie, la coopérative s'oriente vers le long métrage, quelques films sortis en salle commerciale redorent son image, et à partir de la fin des années 80, elle parvient à produire des longs métrages dont les budgets se rapprochent des standards de l'industrie. Dans les années 90, l'ACPAV retourne au court métrage et au film documentaire en plus de continuer sa production de longs métrages. L'ACPAV est aujourd'hui toujours en activité et poursuit encore ses mêmes objectifs. Bibliographie : « L'Association coopérative de productions audio-visuelles. Première décade », "Copie Zéro", Cinémathèque québécoise, No 8 (1981), 46p. COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel (sous la direction de), "Le dictionnaire du cinéma québécois", Les éditions du Boréal, Montréal, 1999.

Name of creator

Biographical history

Immigré français, Arthur Lamothe arrive au Canada en 1953 et poursuit des études en économie politique. Intéressé par le cinéma, il participe à la fondation de la revue "Images" (1955-1956) et collabore comme chroniqueur cinématographique à "Cité Libre", "Liberté" et le "Ciné-club" de Radio-Canada. En 1961, il entre à l'ONF et débute sa véritable carrière cinématographique. En 1962, il réalise son premier film, "Bûcherons de la Manouane". C'est le début du cinéma québécois socialement engagé. Lamothe signe quatre autres films à l'ONF avant d'en partir en 1966. Soucieux de protéger sa liberté d'expression, il fonde en 1964 la Société générale cinématographique, une entreprise pilote de production de films pédagogiques, sociopolitiques et d'actualité. La même année, il participe à la fondation de l'Association professionnelle des cinéastes du Québec et, en 1966, à celle de l'Association des producteurs de films du Québec. En 1970, il crée les Ateliers audiovisuels du Québec et contribue à l'organisation de la Première rencontre internationale pour un nouveau cinéma en 1974. Arthur Lamothe témoigne dans sa considérable filmographie, d'un engagement social et d'une véritable éthique. Cela se vérifie dans ses nombreux films qu'il consacre aux Amérindiens, dont la série de longs et moyens métrages « Chronique des Indiens du Nord-Est du Québec » divisée en deux volets : « Carcajou et le péril blanc » et « La Terre de l'Homme », le film en trois parties "Mémoire battante" (1983), les deux longs métrages produits par l'ONF "La conquête de l'Amérique" (1990 et 1991), "L'écho des songes" (1992) et "Le silence des fusils" (1996). Pendant le tournage de ce film, André Desrochers lui donne la parole, ainsi qu'à plusieurs de ses collaborateurs, pour le documentaire "Sacré Arthur!" (1996), qu'il consacre au cinéaste. En 1980, Arthur Lamothe devient le premier récipiendaire du prix Albert-Tessier. Bibliographie : COULOMBE, Michel et JEAN, Marcel (sous la direction de), "Le dictionnaire du cinéma québécois", Les éditions du Boréal, Montréal, 1999.

Custodial history

Arthur Lamothe a donné ses archives en 1977, 1980, 1982, 1984, 1985, 1994 et 1995.

Scope and content

Le fonds est constitué d'affiches, de scénarios et de documents portant sur divers aspects de la carrière de scénariste, de réalisateur, de documentariste, de monteur et de producteur d'Arthur Lamothe. Il contient entre autres de la correspondance, des contrats et un ensemble de documents importants, notamment de nature financière et administrative incluant des rapports de distribution et d'exploitation, sur ses principales réalisations telles que "Poussière sur la ville" (1965) et la série de treize films « Chronique des Indiens du Nord-Est du Québec » (1973-1983), ainsi que ses productions "La Nuit avec Hortense" (Jean Chabot, 1986) et "Une histoire de femmes" (Martin Duckworth, Sophie Bissonnette, Joyce Rock, 1980). On y retrouve aussi des dossiers de projets jamais réalisés. Le fonds documente les divers aspects du travail de cinéaste et de producteur, illustre plusieurs facettes de la production cinématographique et télévisuelle et, plus particulièrement, les méthodes de travail d'Arthur Lamothe. Il contribue aussi à la connaissance des milieux amérindiens montagnais.

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Inventaire sommaire fourni par le donateur. Disponible à la Médiathèque Guy L. Coté.

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Description record identifier

RDAQ-286-1999_0242_FD

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Dates of creation, revision and deletion

2015-03-30

Language of description

  • French

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