Fonds P888 - Fonds Dominique Michel

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Fonds Dominique Michel

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CA QUEBEC P888

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Date(s)

  • 1926-2012 (Creation)

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1,22 mètre(s) linéaire(s) de document(s) textuel(s) 12107 photographie(s) 26 vidéo(s) 6 bande(s) magnétique(s) 24 autre(s) document(s)

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Biographical history

Dominique Michel, née Aimée Sylvestre, voit le jour à Sorel, le 24 septembre 1932. Elle est la fille unique d’Émérentienne Dupuis et de Jean-Noël Sylvestre, travailleur au chantier naval de la ville. Devenu antiquaire, celui-ci établit un temps sa famille dans le village de Saint-Barthélemy, dans la région de Lanaudière. La famille déménage ensuite à Montréal, d’abord dans Rosemont, puis dans le faubourg Sainte-Marie. C’est dans ce quartier défavorisé, mieux connu sous le nom de faubourg à m’lasse, que Dominique Michel entame ses études à l’école publique Sainte-Catherine-d’Alexandrie, rue Amherst. Elle les complète au couvent des Sœurs de Sainte-Anne, à Lachine, où elle est pensionnaire une bonne partie de son enfance et de son adolescence. C’est au couvent qu’elle est initiée à la musique : elle apprend le piano et le chant. Cela la mène à l’obtention de son diplôme en musique en 1950 à l’École supérieure de musique de Lachine, également dirigée par la Congrégation de Sainte-Anne. À la même époque, elle suit des cours d’art dramatique chez la réputée Madame Jean-Louis Audet, qui enseignera à plusieurs autres personnalités de la scène artistique québécoise dont Marjolaine Hébert, Gilles Pelletier, Béatrice Picard, Ambroise Lafortune et Gaétan Labrèche. À 19 ans, Dominique Michel entame sa carrière comme chanteuse à Montréal. C’est d’ailleurs dans le cadre de l’audition qui lancera sa carrière dans les cabarets qu’elle prend le nom de scène qui ne la quittera plus. Elle fait ses premiers pas au Café Montmartre, puis dans les autres clubs florissants de la métropole dont Au Faisan doré, où elle rencontre sa future acolyte, Denise Filiatrault. Elle se démarque rapidement et se fait aussi connaître en province. En 1954, réalisant un rêve de longue date, elle part séjourner à Paris comme plusieurs autres artistes québécois. Elle chante dans les cabarets de la Ville lumière, où elle obtient un certain succès en interprétant divers titres dont les premières chansons écrites pour elle par Raymond Lévesque. De retour à Montréal en 1955, elle est invitée à se joindre à la populaire troupe Le Beu qui rit, de Paul Berval, aux côtés, notamment, de Roger Joubert, Denise Filiatrault et Jacques Lorrain. C’est ensuite au tour de Gratien Gélinas de lui tailler une place dans ses célèbres Fridolinades. Dès cette époque, Dominique Michel est active à la télévision. Après quelques apparitions à Radio-Canada dans Mes jeunes années et dans Music-Hall, cette chaîne lui confie la coanimation de l’émission Au p’tit café de 1956 à 1962. Cependant, elle continue de chanter dans les clubs de nuit. En 1957, elle endisque son grand succès Sur l’perron et elle est couronnée découverte de l’année au Gala des artistes. Elle enchaîne ensuite de nombreux contrats dont plusieurs en publicité et en animation à la télévision. De 1965 à 1969, par exemple, elle coanime l’émission Toast et café avec Fernand Gignac et Lucien Jarraud et, à partir de 1971, elle est porte-parole pour Air Canada. C’est sans conteste dans Moi et l’autre, où elle partage la vedette avec Denise Filiatrault, de 1966 à 1972, qu’elle connaît le plus de succès. Les premiers rôles dans plusieurs émissions de variétés se succèdent ensuite : Dominique (1977-1979), Chère Isabelle (1976), Métro-boulot-dodo (1982), etc. En 1971, elle participe au Bye Bye. C’est la première d’une suite de nombreuses collaborations à cette revue de fin d’année pendant lesquelles elle interprète avec brio des personnages qui lui colleront à la peau tels Michel Chartrand et Nadia Comaneci. En humour, elle prend également part, dès 1985, au festival Juste pour rire en y animant des galas; dans les années 1970 et 1980, elle monte quelques spectacles solo — dont Showtime, Dominique, Showtime en 1977. Moins connue au théâtre, elle joue néanmoins dans quelques pièces à la Comédie-Canadienne et au Théâtre du Rideau Vert. Dominique Michel se fait également connaître au cinéma. En 1971, dans son premier film, Tiens-toi bien après les oreilles à papa, elle partage la vedette avec Yvon Deschamps. Elle joue ensuite différents rôles dans d’autres longs métrages, dont les plus reconnus sont Le déclin de l’empire américain (1986) et Les invasions barbares (2003) du réalisateur Denys Arcand. En 1960, la chanteuse, comédienne, actrice et humoriste est décorée du titre d’Officier de l’Ordre du Canada et l’année suivante, elle reçoit, avec Denise Filiatrault, le Grand Prix de l’Académie du cinéma et de la télévision. En 2002, elle est nommée Chevalier de l’Ordre national du Québec; en 2005, elle reçoit le prix Artis exceptionnel. Elle publie son autobiographie, Y’a des moments si merveilleux…, en 2006. Elle poursuit ses activités artistiques dans le cadre de son entreprise, Les productions Dominique Michel Inc., en faisant de la mise en scène et en supervisant, notamment la carrière de l’humoriste Cathy Gauthier

Custodial history

Ce fonds a été donné par madame Dominique Michel en 2013

Scope and content

Ce fonds d’archives porte principalement sur la carrière de Dominique Michel des années 1950 aux années 2000. Il témoigne de son évolution artistique d’abord comme chanteuse de cabaret dans les années 1950 et 1960, puis comme animatrice et comédienne dans divers revues et spectacles, à la télévision et au cinéma. À cet égard, il renseigne sur la participation de Dominique Michel à Toast et café, Le Petit Café, Moi et l’autre, de nombreux Bye Bye et plusieurs autres émissions de télévision. Il renseigne aussi sur les diverses campagnes publicitaires auxquelles elle a prêté son nom, dont celles d’Air Canada dans les années 1970, du Club Med dans les années 1980, sans oublier Leucan, dont elle fut porte-parole et étroite collaboratrice pendant plus de 15 ans. Ses archives professionnelles témoignent des nombreuses relations qu’elle a développées avec plusieurs personnalités de la scène culturelle québécoise. Au cours de sa longue carrière, elle a ainsi collaboré avec de nombreux artistes dont Denise Filiatrault, Paul Berval, Roger Joubert, Donald Lautrec, Paolo Noël, Fernand Gignac, Benoît Marleau, Jean-Guy Moreau, Raymond Lévesque, Jacques Desrosiers, Claude Blanchard, Sergio Mendes, Gilles Latulippe, Claude Michaud, Olivier Guimond, le père Ambroise, Denys Arcand, Patrice L’Écuyer, Gilbert Rozon, René Angelil, Céline Dion, Yvon Deschamps et bien d’autres encore. Ce fonds permet ainsi de retracer plusieurs pans de l’histoire de l’industrie du spectacle au Québec, entre autres l’évolution des cabarets, le théâtre, le monde de l’humour, la naissance et la popularisation de la télévision, de même que l’histoire du cinéma québécois. Ce fonds témoigne enfin de la vie personnelle de Dominique Michel. Dans ses cahiers manuscrits — qui ont mené à la publication de son autobiographie en 2006 —, on découvre plusieurs aspects de l’enfance de cette artiste prolifique et de ses relations amoureuses, dont son mariage avec le joueur de hockey Camille Henry, ainsi que de ses nombreux voyages, dont ses séjours à Saint-Barthélémy et en Floride. Le fonds compte des spicilèges regroupant de nombreuses coupures de presse, articles de périodiques, publicités et programmes de spectacles couvrant la carrière de Dominique Michel. Il contient surtout une riche collection de photographies regroupées en albums thématiques, des cahiers de musique annotés pour le piano, un diplôme scolaire et de nombreux cahiers de notes personnelles dans lesquels Dominique Michel a colligé ses mémoires. Le fonds contient également quelques trophées et médailles Ce fonds comprend les séries suivantes : Vie personnelle; Voyages; Scène; Télévision; Cinéma; Spicilèges; Publicités; Implication sociale; Prix et honneurs

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06M-P888

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Dates of creation, revision and deletion

2015-03-30

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  • French

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