Fonds Sorel Industries Limited.

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Fonds Sorel Industries Limited.

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History

Assurément, l'histoire industrielle de Sorel Industries reste, dans la mémoire collective des gens de notre région et d'ailleurs, une oeuvre empreinte d'adresse, de persuasion, de diplomatie et de courage, auxquels l'on se doit d'ajouter la persévérance de gens aussi visionnaires que l'ont été les frères Ludger, Edouard et Joseph Simard. Situés sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent et au confluent de la rivière Richelieu, les chantiers sidérurgiques et mécaniques de Sorel Industries Limited ont, en effet, dominé le paysage sorelois, tout particulièrement au cours des années 1939 à 1970.<br/><br/>Les origines de cette gigantesque industrie remontent à 1937, avec l'acquisition, par la General Dredging Contractors Limited, une filiale de Marine Industries Limited, du Chantier du Gouvernement, spécialisé dans la construction, la réparation et l'entretien de vaisseaux, dragues et divers types de navires spéciaux utilisés par le Département de la Marine du Gouvernement pour l'entretien du chenal du fleuve Saint-Laurent. Cette importante transaction permet alors aux frères Simard d'avoir le contrôle quasi total du dragage et de la construction navale de la région. Mais pour rentabiliser cet actif, il leur faut en trouver les moyens. Aussi, proposent-ils d'abord de céder gratuitement les chantiers et de verser en outre la somme de 250 000,00$ à toute entreprise sérieuse prête à s'engager à y établir une usine employant au moins cinq cents personnes et ce, pour une période de cinq ans. L'appel ne trouve toutefois pas d'écho, aucune offre sérieuse n'étant proposée.<br/><br/>Au cours de la même période, une annonce paraît dans un journal à l'effet que Charles-Eugène Schneider, président et principal propriétaire des usines du Creusot, en France, vient de vendre les intérêts qu'il possède dans les usines Skodda, en Tchécoslovaquie. Pour Edouard Simard, cela représente une occasion unique d'investissement considérable dans son projet. Aussi prend-t-il l'initiative d'aller rencontrer personnellement monsieur Schneider afin de le convaincre de l'intérêt qu'il peut y avoir d'investir ses capitaux au Canada, dans une toute nouvelle entreprise. Entrevoyant d'investir plutôt en Amérique du Sud, monsieur Schneider se laisse toutefois convaincre d'examiner d'abord les possibilités qu'offre la région de Sorel. Aussi, au cours de l'été 1938 vient-il rendre visite à la famille Simard. Au même moment, l'Angleterre fait connaître ses intentions, pour la première fois de son histoire, de placer un contrat de fabrication de pièces d'armements en dehors de son territoire, ce qui facilite encore davantage les négociations entre les frères Simard et Eugène Schneider. Ce dernier accepte alors de former une société dans la région et même de fournir tous les ingénieurs et techniciens nécessaires, à la seule condition que Marine Industries Limited obtienne ce contrat. Au mois de mai 1939, Joseph et Edouard Simard s'embarquent donc pour l'Angleterre afin d'y rencontrer les autorités de l'Amirauté britannique et connaître précisément les diverses conditions de ce contrat d'armements. Bien entendu, celle-ci est d'abord très sceptique à la demande des frères Simard de placer le contrat à Sorel, les installations et la main-d'oeuvre spécialisée dans la fabrication de canons faisant défaut. Toutefois, grâce notamment à l'entente intervenue avec monsieur Schneider, elle accepte de transiger avec eux, à la condition qu'ils obtiennent auparavant une recommandation du Gouvernement canadien. De retour au Canada, et en compagnie de l'Honorable P.J.Arthur Cardin, l'une des figures dominante du Cabinet canadien de l'époque, ils rencontrent le Premier Ministre Mackensie King qui leur accorde la recommandation désirée. En juillet 1939, Edouard Simard retourne en Angleterre avec ce précieux document et obtient pour Marine Industries Limited le fameux contrat du War Office de Londres, et une première commande d'essai pour cent canons de campagne.<br/><br/>C'est ainsi que le 17 août 1939 débute la démolition des anciens bâtiments du Chantier du Gouvernement et la construction de ce qui va devenir, au début de l'année 1940, Sorel Industries Limited. Puis, le premier juillet 1941, la compagnie présente au gouvernement canadien les six premiers canons de campagne "25 Pounders". <br/><br/>Au cours des années 1940 à 1945, la production de Sorel Industries Limited consiste essentiellement en la fabrication de canons de 25 livres (87mm) pour les armées britannique, canadienne et alliés, de canons navals de 4'' de calibre 100, 105, 138 et 152mm ainsi que d'obus de 200 et 240mm pour la marine américaine.<br/><br/>Les années d'après-guerre (1946-1950) sont davantage marquées par des contrats commerciaux, notamment la reconstruction de wagons frigorifiques pour le compte des Chemins de Fer Nationaux du Canada et la fabrication de différentes pièces d'artillerie de rechange pour le compte du Département de la Défense nationale du Canada. Puis, durant les années 1950 à 1955, la compagnie, favorisée par la guerre de Corée, connaît une nouvelle période de prospérité, avec la fabrication, entre autres, du canon naval anti-aérien de calibre 3''/50 à contrôle électronique, du canon de défense de 120mm et du canon jumelé de calibre 3''/50, pour les marines américaine et canadienne. En 1955, les usines de Sorel Industries Limited restent le seul arsenal au pays à manufacturer des canons complets, allant de la matière première jusqu'au produit fini.<br/><br/>Le 15 juin 1959, la société Crucible Steel Company of America (qui deviendra plus tard Colt Industries Limited) se porte acquéreur de la partie sidérurgique de Sorel Industries Limited, consistant en les départements de la fonderie, du laboratoire, de la forge et du traitement thermique, afin de fabriquer ses aciers d'alliage au Canada. Sorel Industries Limited devient alors Sorel Industries (1959) Limited.<br/><br/>Le 15 décembre 1962, une autre entente est signée cette fois entre Beloit Corporation et la famille Simard pour la fondation de Beloit Sorel Limited. Les anciens ateliers mécaniques de Sorel servent alors à la fabrication de machineries pour l'industrie des pâtes et papiers, à partir de l'équipement forestier jusqu'à l'équipement pour le produit rendu au stade final, ainsi qu'à la fabrication d'équipement industriel lourd destiné aux aciéries, aux usines chimiques et pétrochimiques et autres entreprises de transformation. Cette association entre Sorel Industries (1959) Limited et Beloit Corporation est idéale du fait que Sorel Industries offre d'excellentes facilités de fabrication et une main-d'oeuvre compétente et qualifiée alors que Beloit apporte un produit réputé, un art inégalé de sa fabrication et une expérience de plus d'un siècle.<br/><br/>En 1970, Beloit Sorel Limited devient Beloit Sorel Walmsley Limited puis, en 1976, Beloit Canada Limitée, dont les installations à Saint-Joseph-de-Sorel sont, pour l'époque, parmi les mieux équipées au monde en ce qui a trait à la fabrication d'une vaste gamme de matériel industriel, dont les pompes horizontales et verticales Goulds et les compresseurs et turbines Elliott.<br/><br/>Malheureusement, en 1993, en raison de la faiblesse prolongée du marché canadien du papier, la filiale Beloit Canada décide de quiter le Québec et de transférer ses activités principalement au Wisconsin, où est située la multinationale américaine Beloit, un des trois fabricants mondiaux de machines à papier et un membre du groupe Harnischfeger Industries.<br/><br/>Par la suite, le chantier de Sorel Industries a abrité quelques petites et moyennes entreprises, dont la compagnie Acier Slater (devenu plus tard Les Forges de Sorel), mais l'exploitation de l'usine, depuis les années 1970, n'a jamais été comparable aux premières années d'existance de Sorel Industries Limited

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